Le Ravito

← Tous les articles

17 juillet 2026

Le ravitaillement en ultra-trail : mode d'emploi (et pourquoi tout s'y joue)

Le ravitaillement, c'est le seul endroit d'un ultra-trail où la course s'arrête quelques minutes. On y mange, on y répare, on y pleure parfois, on y repart surtout. Guide complet de ce lieu unique, pour les coureurs comme pour leurs proches.

Ce qu'on trouve vraiment à un ravito d'ultra

Selon les courses et la taille du point, un ravitaillement propose :

  • Le liquide : eau, boissons d'effort, coca (le carburant officieux de l'ultra), bouillon salé la nuit ;
  • Le solide : fruits secs, bananes, oranges, fromage, saucisson, pain, gâteaux, soupe, parfois pâtes ou riz sur les gros points ;
  • L'assistance : bénévoles pour remplir les flasques, pointage de la puce de chronométrage, parfois assistance médicale et podologie ;
  • Le moral : des bénévoles extraordinaires, d'autres coureurs, et de plus en plus souvent... des messages de proches.

Combien de temps s'y arrêter ?

La règle des coureurs expérimentés : efficace sur les petits ravitos, généreux sur les gros. Trois à cinq minutes suffisent pour remplir les flasques et attraper de quoi manger en marchant. Sur les bases vie (mi-course), quinze à trente minutes permettent de manger chaud, changer de chaussettes et repartir neuf.

Le piège classique : la chaise. Les bénévoles ont un dicton — « beware of the chair ». Plus on reste assis, plus repartir coûte cher.

Les erreurs classiques

  1. Sauter un ravito parce que « ça va » : en ultra, on mange avant d'avoir faim et on boit avant d'avoir soif.
  2. Découvrir un aliment en course : le ravito n'est pas le lieu des expériences digestives.
  3. Repartir sans avoir rempli les flasques : le tronçon suivant est toujours plus long que prévu.
  4. Ne pas écouter les bénévoles : ils voient passer des centaines de coureurs et repèrent avant vous que quelque chose cloche.

Côté proches : le ravitaillement est votre meilleur allié

Pour les familles, le ravitaillement est le seul endroit où croiser son coureur. Trois conseils :

  • Vérifiez les points accessibles au public : certains ravitos sont interdits aux accompagnants, la liste figure dans le règlement de course ;
  • Visez les gros points : votre coureur y reste plus longtemps, vous aurez le temps de le voir vraiment ;
  • Ne prévoyez pas trop de choses à dire : un visage connu suffit. Le reste, il ne s'en souviendra pas — l'émotion, si.

Et quand on ne peut pas y être ?

C'est le problème que nous avons voulu résoudre. Les ravitaillements sont souvent au milieu de la montagne, à des heures impossibles, loin de tout. Le Ravito installe un écran au point de chronométrage des courses partenaires et y diffuse votre message vidéo au passage exact de votre coureur — comme si vous y étiez, sans les trois heures de voiture et la nuit blanche. Et vous recevez un e-mail dès qu'il l'a vu.

Comment font les coureurs pour traverser les moments difficiles entre deux ravitos ? On en parle dans notre article sur le mur du km 80.